Si tu cherches à utiliser ta voix dans ton métier ou tu es passionné par l’univers audio, je t’ai créé un guide complet de toutes les voies professionnelles.
Parmi tous les métiers de la musique découvre les innovations et les métiers d’avenir portés sur la voix et les infos nécessaires pour te lancer.
On va répondre aux questions suivantes :
- Quel métier choisir si on veut utiliser sa voix ?
- Quelles sont les formations à suivre pour les métiers de voix ?
- Faut-il posséder des diplômes ?
- Quel est le salaire moyen des métiers liés à la voix ?
- Métiers numériques et d’avenir : technologies vocales et IA
- Métiers numériques et d’avenir : contenus et création numérique
- Métiers artistiques et de performance : la voix parlée
- Métiers artistiques et de performance : la voix chantée
- Métiers techniques liés à la voix
- Métiers de la communication et du marketing vocal
- Métiers éducatifs et pédagogiques
- Métiers médicaux, paramédicaux et scientifiques de la voix
- Métiers atypiques ou émergents
Métiers numériques et d’avenir : technologies vocales et IA

Voice UX Designer (concepteur d’interfaces vocales)
Il conçoit des parcours vocaux fluides et naturels pour les utilisateurs : assistants vocaux, chatbots parlants, applications interactives. Il pense les dialogues, les scénarios, le ton, la structure des échanges. C’est un métier à la croisée du design, de la linguistique et de la technologie.
Formation : UX design, design sonore, sciences cognitives, linguistique informatique. Des formations spécialisées émergent dans certaines écoles de design ou tech.
Salaire : entre 3 000 et 5 500 € brut/mois.
Diplômes : bac+5 conseillé, en UX, design interactif ou IA vocale.
Prompt Voice Engineer (spécialiste des prompts vocaux pour IA)
Il rédige et teste des commandes vocales pour entraîner ou piloter des IA conversationnelles. Il doit anticiper les formulations naturelles, écrire des scripts optimisés, tester des variantes orales. Il travaille main dans la main avec les développeurs et les linguistes.
Formation : linguistique, traitement automatique du langage, design de conversation ou IA générative.
Salaire : entre 3 500 et 6 000 € brut/mois, selon l’entreprise et la complexité des projets.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en langage naturel ou design conversationnel.
Entraîneur de modèles vocaux IA (Voice Data Trainer)
Il enregistre, nettoie, classe et enrichit les données vocales utilisées pour entraîner des intelligences artificielles. Il vérifie la qualité, équilibre les accents, supprime les erreurs. C’est un travail de précision, souvent répétitif, mais fondamental pour la qualité des voix IA.
Formation : data annotation, phonétique, linguistique ou traitement du signal. Parfois, une formation interne suffit.
Salaire : 2 000 à 3 500 € brut/mois, ou rémunération au volume de données traitées.
Diplômes : aucun requis formellement, mais profil technique ou linguistique recommandé.
Product Manager en intelligence vocale
Il pilote la création de produits basés sur la voix : assistants vocaux, outils TTS, applications audio. Il fait le lien entre les ingénieurs, les designers, les utilisateurs et les équipes commerciales. Il doit avoir une vision claire, des compétences en gestion de produit, et une bonne compréhension de la voix comme interface.
Formation : école d’ingénieur, commerce ou design produit, avec spécialisation IA ou vocal tech.
Salaire : 4 000 à 6 500 € brut/mois.
Diplômes : bac+5, souvent avec double compétence (tech + produit).
Spécialiste en deepfake vocal éthique (voix synthétiques autorisées)
Il crée des voix synthétiques à partir d’enregistrements existants, tout en s’assurant que les utilisations sont éthiques, légales et consenties. Il peut intervenir sur des films, pubs, jeux ou documentaires. Il faut maîtriser les outils de clonage vocal et les enjeux juridiques.
Formation : IA vocale, droit numérique, sound design.
Salaire : 3 500 à 5 000 € brut/mois selon les missions.
Diplômes : bac+5 conseillé, en tech, droit ou création vocale.
Créateur de clones vocaux pour artistes / personnalités
Il développe des répliques vocales d’artistes à des fins musicales, interactives ou documentaires. Il collabore avec les ayants droit pour créer des avatars vocaux réalistes. Ce métier exige des compétences techniques et une sensibilité artistique.
Formation : sound design, MAO, IA vocale, production musicale.
Salaire : projet au forfait : entre 1 500 et 10 000 € selon la notoriété et la complexité.
Diplômes : pas obligatoires, mais la maîtrise des outils et la confiance des artistes sont clés.
Développeur d’assistants vocaux (Alexa, Siri, Google Assistant…)
Il conçoit des applications vocales ou des compétences pour les plateformes grand public. Il doit coder les scénarios, anticiper les interactions, tester les réponses et optimiser l’expérience utilisateur.
Formation : école d’ingénieur, développement logiciel, spécialisation en interface vocale ou linguistique.
Salaire : 3 000 à 5 500 € brut/mois.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en développement ou UX.
Voice App Developer (création d’apps vocales interactives)
Il conçoit des applications audio interactives : jeux vocaux, expériences narratives, outils de méditation, applis éducatives. Il combine code, création audio et logique d’interaction vocale.
Formation : développement web/mobile, sound design, écriture interactive.
Salaire : 2 800 à 5 000 € brut/mois.
Diplômes : bac+3 ou bac+5 selon le poste.
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Métiers numériques et d’avenir : contenus et création numérique

Voice influencer (créateur de contenus audio, ASMR, storytelling, etc.)
C’est une solution pour ceux qui veulent utiliser seulement leur voix, sans avoir à se filmer : Podcasteurs, chaînes YouTube Faceless… Les plateformes peuvent être diverses : TikTok, YouTube, Instagram, Spotify… Il peut proposer des récits, de l’ASMR, des formats humoristiques ou éducatifs. La personnalité vocale, le style, et la capacité à capter l’attention à l’oral sont déterminants.
Formation : aucune obligatoire, mais des connaissances en narration, communication digitale et audio sont un plus.
Salaire : très variable : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros par mois selon l’audience, les partenariats et la monétisation.
Diplômes : aucun exigé. L’expérience, la constance et la créativité comptent plus que les diplômes.
Créateur ASMR
Il enregistre des contenus relaxants : chuchotements, bruitages, jeux vocaux pour induire une sensation de détente. Ce créateur doit avoir une sensibilité sonore, une voix douce et une bonne maîtrise du micro. La régularité et l’intimité sonore sont les clés.
Formation : autodidacte dans la majorité des cas, mais une formation en enregistrement ou narration peut aider.
Salaire : dépend du succès : 500 à 5 000 € par mois via YouTube, Patreon ou collaborations.
Diplômes : aucun requis.
Créateur de podcasts narratifs
Il conçoit des fictions audio ou des documentaires sonores. Il écrit les textes, dirige les voix, enregistre, monte et mixe. Ce métier demande de bonnes compétences en storytelling, production sonore et direction d’acteurs.
Formation : école de journalisme, audiovisuel, formation en podcast ou en écriture audio.
Salaire : de 2 500 à 4 500 € brut/mois ou en mission (1 000 à 10 000 € selon la série).
Diplômes : bac+3 à bac+5 en communication ou médias narratifs.
Un podcasteur indépendant peut se lancer seul et avec peu de moyens, voici des conseils pour choisir son matériel de podcast.
Streamer vocal (voix en direct sans visage, VTuber vocal)
Il diffuse en direct uniquement avec sa voix (sans montrer son visage), en jouant un personnage vocal, un avatar ou un style narratif. Il peut faire du jeu vidéo, du talk-show audio ou de la lecture en live. C’est un nouveau format, proche du streaming classique mais centré sur la voix.
Formation : pas obligatoire. Des bases en streaming, narration ou comédie vocale sont utiles.
Salaire : dépend des abonnés, dons et sponsors : de 100 à 5 000 € par mois ou plus.
Diplômes : aucun requis.
Créateur de contenus IA vocale (voix génératives, storytelling automatique)
Il utilise des outils d’IA vocale pour produire des récits, dialogues ou voix animées. Il doit comprendre les outils de synthèse, adapter les scripts, générer des personnages vocaux crédibles et souvent automatisés.
Formation : narration, IA générative, outils de TTS (text-to-speech), écriture audio.
Salaire : 2 500 à 5 000 € brut/mois en freelance ou studio.
Diplômes : pas exigés, mais une maîtrise des outils IA et des connaissances en storytelling sont recommandées.
Narrateur IA pour chaînes YouTube automatisées
Il lit ou fait lire (via IA) des scripts pour des chaînes YouTube automatisées : faits divers, histoires, explications. Il peut prêter sa voix ou gérer un système de synthèse vocale. C’est un format en forte croissance.
Formation : narration, montage audio, YouTube automation, IA vocale.
Salaire : entre 500 et 3 000 € par mois selon la monétisation des vidéos.
Diplômes : non requis.
Consultant en monétisation vocale (utilisation de la voix dans le digital)
Il aide les créateurs, entreprises ou influenceurs à rentabiliser leur voix : vente de packs vocaux, formation, publicités, plateformes audio. Il connaît bien les circuits de diffusion, les usages juridiques de la voix et les modèles économiques associés.
Formation : école de commerce, marketing digital, ou parcours entrepreneurial dans l’audio.
Salaire : de 3 000 à 6 000 € brut/mois ou plus selon l’activité.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en marketing, business ou média.
Métiers artistiques et de performance : la voix parlée

Comédien voix off
Le comédien voix off pour des publicités, des bandes-annonces, des vidéos institutionnelles, des documentaires ou des contenus digitaux. Il travaille en studio, souvent seul face au micro, et doit faire passer une émotion ou un message uniquement par la voix. Bonne diction, sens du rythme, adaptabilité à différents tons (neutre, enthousiaste, dramatique…) sont indispensables. Il faut aussi être à l’aise avec la direction artistique et capable de livrer plusieurs prises très rapidement.
Formation : écoles de théâtre, stages de doublage ou ateliers voix off spécialisés. Il existe aussi des formations privées en ligne ou en présentiel, souvent dispensées par des professionnels du milieu.
Salaire : de 50 à 500 € par projet pour les débutants, selon la durée et les droits associés. Les voix off expérimentées peuvent atteindre 900 € pour une pub nationale. Les comédiens connus sont rémunérés bien plus.
Diplômes : aucun obligatoire, mais des certifications ou titres issus d’écoles d’art dramatique ou de voix off peuvent faire la différence.
Narrateur de documentaires
Il lit un texte en voix off pour accompagner des images, souvent dans un ton posé, neutre, mais incarné. Il doit transmettre une information sans distraire, adapter son rythme au montage, et garder une voix stable sur de longues sessions. L’élocution et la capacité à incarner sans surjouer sont clés.
Formation : similaire aux voix off : théâtre, radio, ateliers de narration documentaire. Une bonne culture générale et un intérêt pour les sujets traités sont essentiels.
Salaire : rémunération au forfait, entre 300 et 800 € selon la longueur et la diffusion (TV, plateformes, festivals).
Diplômes : aucun exigé, mais un parcours en journalisme ou en audiovisuel peut être utile.
Lecteur de livres audio
Il interprète des ouvrages littéraires ou documentaires destinés à l’écoute. Cela demande de l’endurance vocale, une voix agréable à entendre, et une capacité à incarner plusieurs personnages sans en faire trop. Chaque respiration, intonation ou silence a un rôle. C’est un travail de patience et de rigueur.
Formation : formations privées ou ateliers de lecture audio, souvent organisés par des studios ou maisons d’édition. Formation théâtrale ou en narration utile.
Salaire : environ 70 à 150 € l’heure d’enregistrement, plus droits d’exploitation. Un roman peut demander 15 à 30 heures de lecture.
Diplômes : non requis, mais des références en lecture ou théâtre sont un plus.
Doublure voix / doubleur
Il remplace une voix temporairement ou double un contenu pour un format spécifique (promo TV, pub web, adaptation locale). Il doit parfaitement imiter le style vocal recherché, et respecter des contraintes précises de synchronisation ou de ton. Ce métier est souvent un tremplin vers le doublage plus complet.
Formation : stages de voix off ou ateliers doublage. Expérience en studio très valorisée.
Salaire : de 100 à 250 € par session, parfois au mot ou à la minute, selon la commande.
Diplômes : aucun formel. C’est un métier d’accès par la pratique et les réseaux.
Comédien de doublage (films, séries, jeux vidéo, animation)
Il donne sa voix à un personnage à l’écran. Il faut reproduire avec précision les émotions, la respiration, le rythme du comédien original tout en respectant la synchronisation labiale. Dans les jeux vidéo, les prises sont souvent enregistrées sans images, ce qui demande encore plus d’imagination. C’est un métier très exigeant techniquement.
Formation : écoles d’art dramatique, stages de doublage, formation en jeu vocal. Plusieurs écoles privées proposent des parcours spécifiques doublage.
Salaire : environ 250 à 350 € par jour de travail, selon le nombre de répliques et le projet. Pour les rôles récurrents ou stars, cela peut aller beaucoup plus haut.
Diplômes : non obligatoires, mais un bagage théâtral est presque toujours attendu.
Présentateur radio ou TV
Il anime, commente, informe ou divertit en direct. Il doit avoir une voix posée, un bon débit, une capacité à rebondir, gérer le stress du direct, et parfois improviser. L’interaction avec les invités ou les auditeurs est une partie essentielle du métier.
Formation : écoles de journalisme, formations audiovisuelles ou en animation radio. De nombreux pros viennent de BTS communication ou licences en information.
Salaire : en radio locale, autour de 1 700 € brut/mois. Sur une radio nationale ou une émission TV, les salaires peuvent dépasser les 3 000 à 4 000 €/mois, voire beaucoup plus pour les figures emblématiques.
Diplômes : souvent une licence ou un master en journalisme ou communication, mais pas toujours nécessaire selon l’expérience.
Pour les passionnés de musique les métiers de programmateur radio et de curateurs de playlist sont aussi des choix intéressants.
Animateur de podcasts
Il conçoit et anime un podcast audio. Il écrit ses scripts, interviewe des invités, gère parfois l’enregistrement et le montage. Il doit savoir capter l’attention, créer un lien sonore avec l’auditeur et développer un ton personnel. L’autonomie et la curiosité éditoriale sont clés.
Formation : ateliers podcasts, formations en journalisme, écoles de radio. Beaucoup apprennent en autodidacte en créant leur propre émission.
Salaire : souvent dépendant du modèle économique (sponsoring, abonnements, publicité). Pour un podcast pro, le salaire peut varier de 1 000 à 5 000 €/mois selon l’audience.
Diplômes : aucun requis, mais une formation en médias ou narration est un atout.
Speaker événementiel ou sportif
Il commente ou anime des événements en direct : compétitions sportives, cérémonies, salons, etc. Il doit avoir une grande énergie vocale, une bonne culture de l’événement, savoir gérer les imprévus et maintenir l’attention du public. Sa voix rythme l’ambiance.
Formation : écoles d’événementiel, formation en communication, parfois journalisme sportif. La pratique reste la meilleure formation.
Salaire : rémunération à l’événement : de 200 à 2 000 € la journée selon le type de manifestation, la renommée du speaker et la durée.
Diplômes : aucun obligatoire, mais des titres en animation, événementiel ou sport sont fréquents.
Chroniqueur radio
Il propose de courts formats parlés (éditos, chroniques humoristiques, billets culturels) dans une émission. Il doit allier plume et oralité, avec un style identifiable. Sa voix, son ton et son rythme doivent s’adapter au format radio.
Formation : écoles de journalisme, ateliers d’écriture, formation radio.
Salaire : souvent payé au feuillet ou à la chronique : entre 50 et 300 € par intervention selon la notoriété et le média.
Diplômes : pas obligatoires, mais un profil éditorial solide est requis.
Voix d’assistant virtuel ou d’IA conversationnelle
Il enregistre les phrases et mots qui composeront la voix d’une IA (Siri, Alexa, GPS…). Il faut être extrêmement précis, constant dans l’intonation, capable d’énoncer des milliers de phrases sans erreur. C’est un travail souvent technique, peu créatif, mais crucial pour les produits vocaux.
Formation : formations voix off, phonétique, parfois en linguistique. Certaines entreprises forment en interne.
Salaire : forfait pour l’enregistrement de corpus vocaux complets : entre 1 500 et 5 000 € selon le volume et la destination.
Diplômes : non requis mais un profil voix + compétences tech ou linguistique est recherché.
Métiers artistiques et de performance : la voix chantée

Chanteur / chanteuse
Le chanteur professionnel interprète des morceaux en solo ou en groupe, sur scène ou en studio. Il peut être artiste indépendant, signé par un label, ou intermittent pour divers projets. La voix est son principal outil d’expression : il faut la travailler, l’entretenir, la développer. Être chanteur demande aussi de gérer le trac, d’avoir un univers artistique, et parfois de savoir composer ou écrire.
Formation : conservatoires, écoles de musique, cours de chant privés, formations en musiques actuelles (type MAI, ATLA, CIFAP). Certains passent aussi par des parcours universitaires ou autodidactes.
Salaire : extrêmement variable : de 150 € par concert pour un musicien local à plusieurs milliers pour un artiste signé. Les revenus dépendent des droits d’auteur, cachets, streaming, ventes, intermittence.
Diplômes : pas obligatoires, mais des titres de fin d’études musicales ou des certifications de chant peuvent ouvrir des portes.
Beaucoup d’artistes ne suivent pas de formations et se forment en ligne ou en s’inspirant de ce qu’ils écoutent. Découvre ici des conseils simples pour apprendre à rapper.
Choriste
Il accompagne une voix principale en apportant des harmonies vocales. Le travail peut se faire en live ou en studio. Un bon choriste doit être capable d’ajuster son timbre, sa justesse, et son volume pour ne pas dominer. Il doit aussi savoir lire une partition, mémoriser vite et s’adapter à différents styles.
Formation : formations classiques (conservatoire, choeurs professionnels), écoles de musiques actuelles, ou chant gospel/pop selon les styles.
Salaire : autour de 150 à 300 € par prestation, parfois plus en studio ou sur tournée. L’intermittence permet de stabiliser ce type de carrière.
Diplômes : pas exigés, mais les formations en chant polyphonique, harmonie ou direction de choeur sont un plus.
Coach vocal ou professeur de chant
Il accompagne des chanteurs ou des comédiens pour améliorer leur technique, leur tessiture, leur endurance ou leur interprétation. Il faut avoir une bonne oreille, connaître l’anatomie vocale, savoir s’adapter à différents profils et problématiques. C’est un métier autant artistique que pédagogique.
Formation : formation pédagogique en chant, écoles privées (type Richard Cross, CVT, Estill…), parfois cursus en orthophonie ou phoniatrie. Beaucoup sont aussi chanteurs professionnels.
Salaire : entre 30 et 80 € de l’heure pour un cours individuel. Les tarifs varient selon la renommée et la localisation.
Diplômes : certains enseignants ont un DE ou CA de professeur de chant (diplômes d’État), d’autres sont reconnus par leur expérience ou leur voix.
Interprète studio (voix sur commande pour des productions)
Il enregistre des voix chantées pour des publicités, des maquettes, des jingles ou des chansons commandées (pour d’autres artistes, séries, films…). C’est un travail très précis : il faut souvent tout livrer rapidement, bien calé rythmiquement, parfois sans connaître le morceau à l’avance.
Formation : cursus studio/musique actuelle, école d’ingénierie musicale ou chant professionnel. Beaucoup se forment aussi par l’expérience directe.
Salaire : cachet de 150 à 500 € par session, parfois plus si cession de droits ou production importante.
Diplômes : aucun requis, mais un bon niveau technique et une capacité à chanter “à la demande” sont nécessaires.
Vocaliste pour musique électronique (samples, toplines, etc.)
Il crée des lignes de voix sur des productions électro, house, trap ou pop. Il peut être interprète, auteur, ou simplement “prêter” sa voix comme texture. Souvent, les vocalistes travaillent à distance, enregistrent chez eux et livrent des fichiers prêts à mixer.
Formation : formations en MAO, chant pop, écriture, sound design vocal. Une bonne maîtrise des outils numériques est essentielle.
Salaire : variable : de 50 à 1 000 € par topline ou sample, selon le projet et la destination. Des revenus peuvent venir via les plateformes de vente de samples ou des contrats d’édition.
Diplômes : aucun formel. Ce métier émerge beaucoup via les réseaux ou les plateformes collaboratives (SoundBetter, Splice…).
Créateur de voix synthétique chantée (pour IA musicales ou Vocaloid)
Il développe des banques vocales chantées pour des logiciels comme Vocaloid, SynthV ou des IA musicales. Il faut chanter de manière très contrôlée, parfois enregistrer des centaines de syllabes, dans différentes nuances, pour que l’IA puisse les recombiner. Certains se spécialisent aussi dans la création de voix artificielles à tonalité artistique.
Formation : profil hybride : chant + MAO + phonétique. Parfois ingénierie sonore ou formation en audio numérique.
Salaire : projet au forfait, entre 1 000 et 4 000 € selon le volume, la destination et les droits. Des revenus additionnels peuvent venir via les ventes de la voix ou des projets associées.
Diplômes : aucun exigé, mais les profils en music tech, sound design ou chant assisté par ordinateur sont recherchés.
Métiers techniques liés à la voix

Ingénieur du son spécialisé en enregistrement vocal
Il capte la voix avec précision en studio ou sur le terrain. Que ce soit pour un album, un podcast, une publicité ou un film, il choisit les micros adaptés, règle les niveaux, élimine les bruits parasites et guide les prises. Il doit maîtriser à la fois la technique et les subtilités du timbre vocal. C’est un métier de l’ombre, mais crucial dans la chaîne de production sonore. Pour les plus passionnés ces compétences peuvent être utiles pour devenir producteur de musique après plusieurs années de pratique.
Formation : BTS audiovisuel option son, écoles spécialisées (SAE, ENS Louis-Lumière, EMC…), ou formations techniques en audio.
Salaire : en studio : 1 800 à 3 000 € brut/mois pour un salarié. En freelance : 150 à 400 € par jour selon le projet et le niveau.
Diplômes : bac+2 à bac+5 selon les parcours. Les certifications Pro Tools ou Ableton sont souvent demandées.
Monteur son (post-production voix, nettoyage audio, synchronisation)
Il assemble, nettoie et synchronise les enregistrements vocaux avec l’image ou la musique. Il coupe les erreurs, aligne les dialogues, supprime les bruits parasites. Il intervient aussi dans la mise en place des voix dans les films, séries, ou contenus radio/podcasts. Son oreille doit être aussi précise que sa rigueur technique.
Formation : BTS audiovisuel, écoles de cinéma ou son, formation en post-production. Maîtrise obligatoire des logiciels (Reaper, Adobe Audition, Pro Tools…).
Salaire : 1 800 à 2 800 € brut/mois en salarié, ou 200 à 350 € par jour en indépendant.
Diplômes : bac+2 ou équivalent. L’expérience en studio ou post-prod compte souvent autant que le diplôme.
Mixeur voix / sound designer
Il équilibre les voix dans un mix global (musique, bruitages, ambiances) et leur donne un rendu professionnel. Il ajoute aussi des effets, corrige les fréquences, rend la voix agréable à l’écoute selon le format (cinéma, podcast, radio, pub…). Il peut aussi créer des sons pour renforcer une ambiance vocale ou narrative.
Formation : cursus en ingénierie du son, écoles de musique assistée par ordinateur (MAO), ou sound design.
Salaire : entre 200 et 500 € la journée selon les projets. Les experts en mix mastering ou post-prod cinéma peuvent facturer plus.
Diplômes : pas toujours exigés mais certifications et portfolio très importants.
Technicien de doublage
Il installe et gère le matériel technique lors d’un enregistrement de doublage. Il prépare les sessions, synchronise les images, suit les timecodes, assure la qualité du son en live. Il travaille main dans la main avec le directeur de plateau et les comédiens.
Formation : BTS audiovisuel, spécialisation en enregistrement, ou formations studio. Beaucoup apprennent aussi en assistant sur le terrain.
Salaire : 1 800 à 2 500 € brut/mois. En prestation freelance : 150 à 300 € par session.
Diplômes : bac+2 ou équivalent en son ou audiovisuel.
Directeur artistique voix off ou doublage
Il supervise le casting vocal, dirige les comédiens, oriente l’interprétation, valide les prises. Il veille à la cohérence du ton, au respect du style de la production et à la qualité finale. C’est à la fois un métier de création et de coordination. Il faut savoir guider, motiver, et gérer un studio.
Formation : école d’audiovisuel, théâtre, formation en direction artistique ou expérience en casting/voix.
Salaire : de 250 à 500 € la session, ou forfaits selon projet (TV, cinéma, pub).
Diplômes : non requis mais une solide expérience en studio est indispensable.
Superviseur voix (Voice Supervisor dans les jeux vidéo)
Il gère l’ensemble du pipeline voix dans un jeu : casting, enregistrements, localisation, post-prod. Il fait le lien entre les studios, les comédiens, les producteurs, et veille à la cohérence vocale de tous les personnages. Il faut comprendre le jeu, ses mécaniques, et les contraintes de production.
Formation : école de jeu vidéo, production audio, ou localisation. Expérience requise dans le secteur.
Salaire : entre 2 500 et 4 000 € brut/mois selon l’éditeur.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en production audiovisuelle ou jeu vidéo.
Concepteur d’expériences vocales (UX Voice Designer)
Il imagine comment une interface vocale va interagir avec l’utilisateur : ton, intention, style des réponses, fluidité du dialogue. Il travaille pour les assistants vocaux, les applis vocales ou les produits connectés. C’est un métier à mi-chemin entre la tech, le design et l’écriture.
Formation : UX design, design sonore, linguistique, sciences cognitives, parfois copywriting audio.
Salaire : de 2 800 à 4 500 € brut/mois, selon l’entreprise et le niveau d’expérience.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en UX, design ou technologies vocales.
Spécialiste en acoustique vocale
Il étudie la voix d’un point de vue physique : propagation du son, résonance, captation. Il intervient dans la conception d’espaces, d’instruments ou de dispositifs médicaux. Il peut aussi travailler sur la spatialisation sonore ou l’amélioration des outils d’enregistrement.
Formation : école d’ingénieur, master en acoustique ou traitement du signal, spécialisation en phonétique.
Salaire : 2 500 à 4 000 € brut/mois en moyenne.
Diplômes : bac+5 requis. Doctorat possible pour la recherche.
Ingénieur en synthèse vocale (TTS – Text To Speech)
Il développe des systèmes qui convertissent un texte en voix synthétique. Il faut maîtriser la phonétique, le machine learning, l’IA vocale, et entraîner des modèles pour générer des voix naturelles.
Formation : école d’ingénieur, master en IA, linguistique computationnelle ou traitement du signal.
Salaire : entre 3 000 et 6 000 € brut/mois, parfois plus selon le secteur (tech, IA, défense…).
Diplômes : bac+5 minimum, souvent doctorat dans les labos de R&D.
Concepteur de banques vocales (voix synthétiques, IA vocale)
Il enregistre, trie et prépare des voix pour alimenter des IA ou des banques de samples vocales. Il travaille sur des corpus vocaux, des voix de remplacement, ou des clones vocaux. Il doit allier technique, gestion de fichiers audio, et compréhension des usages IA.
Formation : audio numérique, phonétique, linguistique informatique.
Salaire : 2 500 à 4 500 € brut/mois.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en audio, traitement de la parole ou IA.
Métiers de la communication et du marketing vocal

Brand Voice Designer (création d’identité vocale de marque)
Il définit la voix d’une marque : ton, vocabulaire, rythme, émotions transmises. Il travaille sur les scripts, les voix-off, les assistants vocaux, les publicités audio… L’objectif du marketing sonore pour les entreprises est de rendre la marque reconnaissable à l’oreille, comme on le ferait avec un logo visuel. Ce métier demande de la créativité, un bon sens de l’écoute et une solide culture marketing.
Formation : école de communication, branding, marketing sonore ou design UX. Certaines formations en sound design abordent aussi cette spécialité.
Salaire : entre 2 500 et 4 000 € brut/mois. En freelance : 500 à 3 000 € la mission selon l’envergure.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en communication, design ou marketing sensoriel.
Directeur artistique voix (choix du ton, timbre et personnalité sonore d’une marque)
Il dirige les productions vocales d’une marque : casting, ton, ligne éditoriale, cohérence sonore entre les supports (publicités, répondeurs, podcasts…). Il travaille souvent avec des studios ou des agences pour assurer la qualité et la pertinence de la voix dans la stratégie globale.
Formation : école de communication, formation artistique, expérience en direction de production audio.
Salaire : de 3 000 à 5 000 € brut/mois. Les directeurs artistiques expérimentés peuvent facturer plus de 600 € par jour en freelance.
Diplômes : non obligatoires, mais formation en communication ou direction artistique appréciée.
Copywriter audio (rédaction de scripts publicitaires vocaux)
Il écrit les textes destinés à être entendus, pas lus : pubs radio, podcasts, voix off. Il doit penser le rythme, la musicalité, la clarté orale et la concision. Ce métier demande une sensibilité à la langue parlée, une capacité à écrire court mais marquant.
Formation : école de communication, journalisme, ou écriture créative. Formations en rédaction publicitaire ou storytelling audio.
Salaire : entre 35 et 150 € la minute de texte écrit, ou 2 500 à 4 000 € brut/mois en agence.
Diplômes : bac+3 en communication, marketing ou lettres.
Spécialiste en audio branding
Il conçoit l’identité sonore complète d’une marque : jingle, ambiance sonore, voix, bruitages. Il travaille souvent avec des compositeurs, sound designers et ingénieurs du son. Il faut avoir une oreille musicale, une approche stratégique et une bonne compréhension des usages du son.
Formation : design sonore, marketing sensoriel, communication de marque. Certaines écoles proposent des masters en audio branding.
Salaire : 3 000 à 6 000 € brut/mois ou plus selon les projets et l’expérience.
Diplômes : bac+5 souvent requis dans les agences ou les grandes marques.
Stratégiste podcast (production et diffusion de contenus audio de marque)
Il conçoit des podcasts pour les entreprises : ligne éditoriale, ton, diffusion, stratégie d’audience. Il collabore avec les producteurs, rédacteurs, animateurs et responsables com. Il faut savoir mêler storytelling, vision éditoriale et logique marketing.
Formation : master en communication, médias, production de contenus. Expérience en podcast ou narration audio recommandée.
Salaire : de 2 800 à 4 500 € brut/mois. En freelance : 500 à 2 000 € par épisode selon le format.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en stratégie média, journalisme ou communication.
Responsable de communication audio (voix de marque sur podcasts, répondeurs, etc.)
Il gère les supports audio utilisés dans la communication d’entreprise : messages vocaux, podcasts internes, habillages sonores, vidéos d’entreprise. Il doit assurer une cohérence de ton vocal avec l’image de marque globale.
Formation : école de communication, master en brand content ou communication digitale.
Salaire : 2 800 à 4 000 € brut/mois.
Diplômes : bac+3 ou bac+5 en communication ou médias.
Métiers éducatifs et pédagogiques

Professeur de diction
Il enseigne l’art de bien prononcer, d’articuler, de parler clairement. Il travaille souvent avec des comédiens, des chanteurs ou des professionnels de la parole. La diction, c’est à la fois une technique vocale, une discipline de respiration, et un travail sur le rythme. Il peut intervenir en individuel ou en groupe.
Formation : formation théâtrale, en phonétique ou en expression orale. Souvent issu du conservatoire ou d’écoles d’art dramatique.
Salaire : entre 30 et 80 € de l’heure, ou salaire de 1 800 à 3 000 € brut/mois en institution.
Diplômes : pas toujours requis, mais une formation reconnue en art dramatique est souvent attendue.
Formateur en communication orale
Il forme des salariés, cadres ou étudiants à s’exprimer en public, structurer un discours, gérer le stress, adapter leur voix à différents contextes. Ce métier combine pédagogie, expression orale et sens de l’analyse des besoins.
Formation : école de communication, master en formation professionnelle, coaching ou théâtre.
Salaire : de 250 à 600 € la journée en freelance ou environ 3 000 € brut/mois en organisme.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en formation, communication ou RH. L’expérience compte beaucoup.
Enseignant en théâtre ou art oratoire
Il transmet les bases de la parole incarnée : respiration, projection vocale, émotion, diction, jeu de scène. Il intervient dans des écoles, des conservatoires, des ateliers ou même des universités. Il faut allier maîtrise technique et pédagogie vivante.
Formation : conservatoire, école nationale de théâtre, master en arts du spectacle.
Salaire : 2 000 à 3 500 € brut/mois en institution, ou entre 40 et 100 € de l’heure en atelier privé.
Diplômes : souvent bac+3 à bac+5 en théâtre, ou certification professionnelle pour enseigner.
Coach en éloquence
Il entraîne ses clients à parler de manière convaincante, fluide et marquante. Il intervient auprès d’étudiants, d’élus, d’avocats, de managers ou dans des concours d’éloquence. Il faut connaître les techniques rhétoriques, l’expression orale et la posture corporelle.
Formation : études de droit, communication, sciences politiques, rhétorique ou théâtre. Il existe aussi des formations spécifiques en coaching d’éloquence.
Salaire : entre 300 et 800 € la journée pour une intervention. En individuel : 60 à 150 € de l’heure.
Diplômes : non requis, mais le parcours universitaire et la crédibilité oratoire sont décisifs.
Intervenant en média training (formation à la parole publique et médiatique)
Il prépare les professionnels à prendre la parole dans les médias, conférences, interviews ou vidéos. Il travaille sur le fond (message) et la forme (voix, attitude, gestuelle). C’est un métier très opérationnel, souvent lié au monde de la communication ou du journalisme.
Formation : école de journalisme, de communication, ou de théâtre. Des parcours en coaching ou en prise de parole sont aussi proposés.
Salaire : de 500 à 1 000 € par jour selon l’expérience, parfois bien plus pour les profils haut de gamme.
Diplômes : non requis mais fortement valorisés (bac+5 en communication, médias, relations publiques).
Métiers médicaux, paramédicaux et scientifiques de la voix

Orthophoniste
Il évalue, prévient et rééduque les troubles de la voix, de la parole, du langage et de la déglutition. Il accompagne des enfants ou des adultes souffrant de dysphonie, de bégaiement, ou de fatigue vocale chronique. C’est un métier à la fois médical et relationnel, où l’écoute est aussi importante que les connaissances anatomiques.
Formation : école d’orthophonie accessible sur concours après une première année (PASS, L.AS ou équivalent). Cursus de 5 ans validé par un certificat de capacité d’orthophoniste.
Salaire : 2 000 à 2 500 € brut/mois en début de carrière dans le public, plus en libéral (jusqu’à 4 000 € ou plus selon l’activité).
Diplômes : certificat de capacité d’orthophoniste reconnu par l’État.
Phoniatre (médecin spécialiste des troubles de la voix)
Il est médecin ORL spécialisé dans la voix, la parole et la déglutition. Il intervient notamment auprès des chanteurs, comédiens, enseignants, mais aussi de patients souffrant de pathologies vocales (nodules, laryngites chroniques…). Il peut prescrire, diagnostiquer, et orienter vers une rééducation adaptée.
Formation : études de médecine complètes (6 ans) + spécialisation ORL + surspécialisation en phoniatrie.
Salaire : entre 3 500 et 7 000 € brut/mois, selon qu’il exerce à l’hôpital ou en libéral.
Diplômes : doctorat en médecine + spécialisation ORL + formation complémentaire en phoniatrie.
Chercheur en acoustique ou phonétique
Il analyse scientifiquement les propriétés de la voix humaine : timbre, fréquence, modulation, perception. Il peut travailler en laboratoire de recherche, en linguistique, en acoustique ou dans des équipes pluridisciplinaires mêlant médecine, IA ou technologies vocales.
Formation : master recherche ou doctorat en phonétique, linguistique, acoustique, traitement du signal.
Salaire : entre 2 000 et 3 500 € net/mois selon l’avancement dans la recherche (doctorant, post-doc, chercheur CNRS…).
Diplômes : bac+5 minimum, souvent bac+8 (doctorat).
Spécialiste en rééducation vocale (pour chanteurs ou comédiens)
Il aide les professionnels de la voix à retrouver un bon usage de leur voix après une blessure, une fatigue ou une perte de contrôle vocal. Il travaille souvent en lien avec les orthophonistes ou phoniatres. Il peut être formé en technique vocale, respiration, posture et gestion du stress vocal.
Formation : formation initiale en orthophonie, kinésithérapie, coaching vocal ou méthode spécifique (méthode Fitzmaurice, Estill, etc.).
Salaire : entre 40 et 100 € de l’heure en libéral ou en cabinet spécialisé.
Diplômes : variable selon le parcours : certains ont des titres médicaux, d’autres des certifications vocales.
Technicien en analyse de la voix (biométrie vocale, recherche médicale)
Il analyse des échantillons vocaux pour en extraire des données : fréquence, grain, signature vocale. Il peut travailler en laboratoire de recherche, pour la police, la sécurité ou des applications médicales. Il maîtrise les outils de traitement du signal et l’analyse acoustique fine.
Formation : BTS ou licence pro en acoustique, traitement audio, ou formation en biométrie vocale.
Salaire : entre 2 000 et 3 500 € brut/mois selon le secteur (santé, tech, recherche).
Diplômes : bac+2 à bac+5 en audio, informatique ou phonétique.
Coach en prise de parole / respiration / diction
Il accompagne des professionnels ou particuliers dans l’art de parler clairement, avec aisance, sans fatiguer leur voix. Il travaille sur la respiration, la posture, la diction, le rythme et la gestion du stress. Ce métier mêle pédagogie, technique vocale et psychologie légère.
Formation : théâtre, orthophonie, école de voix, formation en coaching ou communication. De nombreux coachs ont aussi une double compétence en scène ou formation pro.
Salaire : de 60 à 150 € de l’heure, plus pour les interventions en entreprise ou les formations spécialisées.
Diplômes : non obligatoires, mais les références et la crédibilité comptent beaucoup.
Spécialiste en biométrie vocale (identification par la voix)
Il développe ou exploite des technologies permettant de reconnaître une personne à partir de sa voix (dans la sécurité, les assistants vocaux, la banque). Il travaille à l’intersection de la phonétique, de la data et de la cybersécurité.
Formation : master en cybersécurité, traitement du signal, IA vocale ou linguistique informatique.
Salaire : entre 3 000 et 5 500 € brut/mois selon l’entreprise et l’expérience.
Diplômes : bac+5 recommandé, spécialisation en biométrie ou IA vocale.
Métiers atypiques ou émergents

Voix holographique (événements immersifs, concerts virtuels)
Il s’agit de prêter sa voix à des avatars 3D ou des projections holographiques dans des spectacles, conférences ou performances virtuelles. La voix est enregistrée ou jouée en live, souvent en synchronisation avec des effets visuels. Ce métier mêle performance vocale et innovation technologique.
Formation : école de spectacle vivant, MAO, ingénierie audio-visuelle, ou formation en voix et multimédia.
Salaire : cachets de 300 à 2 000 € par prestation selon le type d’événement.
Diplômes : aucun requis, mais les artistes formés au vocal et aux scènes numériques sont avantagés.
Guide vocal immersif (musées, expériences VR ou AR)
Il conçoit et/ou interprète des voix pour des visites immersives : audioguides augmentés, expériences de réalité virtuelle ou audio 3D. Il doit incarner des personnages, transmettre une ambiance, ou accompagner l’utilisateur dans un parcours narratif.
Formation : patrimoine, écriture immersive, formation vocale, muséographie numérique.
Salaire : 1 500 à 3 000 € par projet ou entre 200 et 500 € la session de voix.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en muséologie, patrimoine numérique ou audio design.
Acteur vocal dans le métavers
Il interprète des personnages ou anime des espaces vocaux dans des univers virtuels (jeux, forums VR, événements live). Il peut aussi être la voix d’un avatar piloté à distance. La capacité à jouer en live, improviser et gérer un public immersif est essentielle.
Formation : théâtre, jeu vidéo, réalité virtuelle, doublage.
Salaire : 200 à 1 000 € par événement ou session, selon le format.
Diplômes : non requis, mais profil créatif et à l’aise avec le numérique.
Voix interactive pour jeux narratifs IA
Il prête sa voix (ou crée des variantes vocales) pour des jeux où les personnages réagissent dynamiquement aux choix du joueur. Il peut s’agir d’enregistrements multiples ou de voix synthétiques dirigées. Ce métier est entre jeu d’acteur, écriture interactive et tech vocale.
Formation : école de jeu vidéo, acting vocal, design narratif, IA générative.
Salaire : 1 500 à 4 000 € par mission selon le volume de contenu et la notoriété du jeu.
Diplômes : non obligatoires, mais très utile d’avoir une double compétence narration + voix.
Créateur de voix NFT ou collectibles sonores
Il produit des voix uniques, vendues sous forme de NFT (extraits, phrases, créations audio). Ce sont des objets de collection vocale, parfois liés à des marques, des artistes ou des avatars virtuels. Il faut être créatif, comprendre le web3 et savoir valoriser la voix comme objet numérique.
Formation : autodidacte, avec compétences en blockchain, audio et marketing digital.
Salaire : très variable : de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros par voix vendue.
Diplômes : aucun requis, mais une sensibilité artistique et numérique est indispensable.
Spécialiste en audio spatial (voix 3D, binaural, XR audio)
Il conçoit et mixe des voix dans un espace sonore immersif : podcasts en binaural, jeux VR, installations artistiques. Il maîtrise les outils de spatialisation et sait comment placer une voix dans un environnement 360°.
Formation : ingénierie du son, sound design immersif, audio 3D.
Salaire : entre 250 et 500 € par jour en freelance, ou 3 000 à 5 000 € brut/mois en studio.
Diplômes : bac+3 à bac+5 en son ou technologies immersives.
Coach vocal pour avatars ou robots humanoïdes
Il entraîne des voix synthétiques ou pré-enregistrées à paraître naturelles : ton, rythme, pause, émotion. Il travaille avec des concepteurs de robots, d’assistants IA ou d’avatars conversationnels. Il faut allier pédagogie vocale et compréhension des attentes utilisateurs.
Formation : coach vocal, linguistique, design conversationnel ou IA vocale.
Salaire : de 60 à 120 € de l’heure, ou projet au forfait selon la complexité.
Diplômes : pas nécessaires mais profils hybrides voix/tech très recherchés.
Conseiller en “éthique vocale” (droits d’auteur, IA vocale, clones)
Il encadre juridiquement et moralement l’usage des voix humaines dans les technologies : deepfakes, clones vocaux, voix posthumes. Il travaille pour des entreprises tech, des labels, ou des institutions. Il analyse les risques, encadre les contrats et propose des règles d’usage.
Formation : droit de la propriété intellectuelle, IA, éthique des technologies, ou communication numérique.
Salaire : 3 000 à 6 000 € brut/mois, selon les structures.
Diplômes : bac+5 en droit, tech ou éthique appliquée.







